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LES TRUCS DU TECHNICO

 

 HP’S, WATTS ET IMPEDANCES

C'EST QUOI UNE IMPEDANCE ?

LIGNES 100 VOLTS

COMMENT DETERMINER LES BONNES IMPEDANCES

LE MAUVAIS EXEMPLE

LES AMPLIS A TUBES

INTRO :

GENERALITES:

A FAIRE ET NE PAS FAIRE AVEC UN AMPLI A TUBES :  

 

LES TUBES, CE QUE VOUS DEVEZ SAVOIR  

QUELQUES NOTIONS BASIQUES:

LES LAMPES LES PLUS COURANTES :

LAMPES DE SECTION PREAMPLI :

LAMPES DE SECTION PUISSANCE :

LAMPES REDRESSEUSES :

INTERCHANGEABILITE ENTRE LES TYPES DE LAMPES :  

Est-ce que les emplacements de lampe montés sur un  preampli sont spécialisés  son clair, crunch,...

QUAND REMPLACER LES LAMPES ?

PRECAUTIONS ELEMENTAIRES POUR LE REMPLACEMENT DES LAMPES:

APPAIRAGE DES LAMPES DE PUISSANCE :

LA PREMIERE MISE SOUS TENSION :

UTILISER LE STAND-BY A BON ESCIENT:

CONTROLE ET REGLAGE DU BIASING :

 

HP's, WATTS ET  IMPÉDANCES

 

C'EST QUOI UNE IMPÉDANCE ?

Dis M’sieur, ça fait quoi comme impédance le deux tons en parallèle avec le quatre gamelles ?

L’impédance est une unité de mesure exprimée en ohms, qui permets de définir aussi bien la façon dont la sortie haut-parleurs d’un ampli va diffuser ses watts à travers une charge de haut-parleurs, que la façon dont cette même charge de haut-parleurs va consommer ces mêmes watts. J’ai été clair ?

Non, alors pour faire simple, définissons simplement ce que sont les watts. Un watt est une unité de puissance électrique, qui vient d’un générateur (ici l’ampli) vers une charge (les HP’s), ces derniers HP’s ayant pour tâche la transformation de l’énergie électrique en pression acoustique exprimée en décibels.

 D’un point de vue strictement électrique, un watt est aussi et toujours le produit de deux autres grandeurs électriques : les volts et les ampères. Donc 1 watt égale, par exemple, à 1 volt x 1 ampère, ou 10 volts x 0.1 ampère ou 20 volts x … Il y a mille et une façon d’exprimer cette puissance délivrée, ou consommée suivant que l’on parle de l’ampli ou des HP’s.

Pour se résumer, plus une impédance est haute, plus on privilégie les volts par rapport aux ampères pour exprimer des watts, plus l’impédance est basse, plus on privilégie les ampères par rapport aux volts, pour exprimer les mêmes watts. Le problème donc, est de s’assurer qu’un ampli qui a une impédance de sortie de 4 ohms, va délivrer sa puissance à une charge qui va traiter les watts de la même façon, c’est à dire sous 4 ohms, sans quoi, le couple ampli-HP’s ainsi formé, ne va pas travailler de façon optimale. Donc pour que ça fonctionne au top, un ampli devra toujours avoir la même impédance que la charge de l’ensemble des HP’s qui se trouve derrière.

La grande chance qu’on a dans notre malheur est que les impédances de sortie, comme celles des baffles sont normalisées, et que l’on retrouvera presque toujours les mêmes chiffres, 4, 8, 16 ohms. 

 

LIGNES 100 volts

A noter que les vieux amplis comportent également d’autres sorties dénommées 50, 70, ou 100 volts. A quoi ça sert ? Ca servirait dans le cas ou la longueur de câbles entre les haut-parleurs et l’ampli était telle, qu’en ayant raccordé les haut-parleurs en basse impédance (4, 8, ou 16 ohms), une partie non négligeable de la puissance délivrée n’aurait pas été délivrée dans les HP’s, mais consommée par la résistance due aux longueurs de câble. Donc la solution utilisée pour véhiculer la puissance dans ce cas, est de passer à des impédances beaucoup plus hautes, exprimées alors par convention en volts, parce qu’approximatives, et ou la résistance due au câble serait alors considérée comme négligeable. Mais attention, il faudra aussi utiliser des transfos adaptateurs d’impédance auprès des HP’s, pour retransformer les lignes 50, 70, ou 100 volts en basse impédance, car les HP’s directement compatibles avec ce type d’impédance n’existent pas.

 

COMMENT DÉTERMINER LES BONNES IMPÉDANCES

C’est ici qu’arrive la question pratique : comment on fait pour adapter les impédances quant on a un baffle 4 x 12 Monet-Goyon, qu’on veut brancher sur un ampli Mac Cormick, avec un caisson de basses acheté dans le catalogue du chasseur français ?

 1) On identifie les impédances disponibles à la sortie de l’ampli.

 2) On identifie aussi les impédances des deux baffles.

  3) On cherche une concordance de branchement des baffles qui puisse égaler une des impédances dispo sur l’ampli en appliquant l’une et ou les formules suivantes, et conformément aux schémas de câblages exprimés ci-dessous :

 

Branchement « parallèle » est égal à l’impédance d’un des HP’s divisée par le nombre de HP’s, UNIQUEMENT QUAND LES IMPÉDANCES SONT ÉGALES. (exemple : 2 hp’s de 8 ohms en // = 4 ohms, 4 hp’s de 16 ohms en // = 4 ohms )

Branchement « série » égale la somme des impédances (exemple 2 hp’s de 4 ohms en série = 8 ohms,  2 hp’s de 4 ohms + 1 hp de 8 ohms, le tout en série = 16 ohms)

                               

On peut bien entendu panacher les branchements parallèle et série, comme le monter le schéma ci dessous :

 

LE MAUVAIS EXEMPLE...

Et si par grande malchance on trouve pas de concordance, dans le cas ou on a qu’un HP de 4 ohms et un HP de 16 ohms ? (série = 20 ohms, // = moins de 4 ohms, c.à.d 3,2 ohms pour être précis), on fait quoi ?

Dans ce cas, pas de solution miracle, si l’ampli est à lampes, on mettra les HP’s en //, et on raccordera le tout sur la sortie 4 ohms, il vaut toujours mieux surcharger un peu un ampli à lampes, que de le sous-charger. Dans une grosse majorité de cas, un ampli à transistors acceptera aussi cette « petite » surcharge pondérale, bien que, si la disparité était plus grande, ou si l’ampli à transistors n’avait pas de sortie 4 ohms dispo, j’aurais tendance à dire qu’il vaut mieux ne pas surcharger un ampli à transistors et donc utiliser le montage série (20 ohms) en raccordant sur la sortie 16 ohms de l’ampli, sous peine de voir peut-être l’ampli à transibars générer autre chose que des watts en plein concert, à savoir de la fumée …

 Toujours dans la pratique, on ne fera tout simplement rien de bon avec un HP de 16 et un HP de 4 ohms, et ce, quel que soit le type de branchement. Pourquoi ? parce que dans tous les cas de figures, un des 2 HP’s va dispenser 4 fois plus de puissance que l’autre, donc au niveau acoustique, ça ne donnera rien de bon. Si vous investissez des HP’s ou des baffles, veillez aussi à les choisir de façon à ce que les impédances soient cohérentes, soit entre-elles, mais aussi par rapport à ce que vous possédez déjà. Le mieux : prenez-vous 5 minutes la tête avec ce qui est énoncé plus haut, avant de passer à l’acte.

LES LAMPES, CE QUE VOUS DEVEZ SAVOIR

INTRO :

Ahh, les lampes !!! Appelées aussi tubes, tubes à vide, valves, Vacuum tubes, aussi loupiottes,… les lampes sont la technologie ancestrale qui fut à l’origine de l’amplification, lors des balbutiements de l’électronique au début du 20ème siècle, (la triode fut inventée par le Dr Lee de Forest). Il existe aujourd’hui sur le Web des centaines, voire des milliers de pages consacrées au sujet, et nous ne nous attarderons pas sur la technique, mais simplement rappellerons des notions et conseils simples, vous aideront à comprendre et à savoir ce dont vous avez besoin.

L’amplification instrumentale, et en particulier celle de la guitare électrique reste à ce jour, le dernier bastion de l’électronique, avec, dans une moindre mesure, la HI-FI haut de gamme, ou les lampes ne sont toujours pas détrônées par les multiples technologies de transistors, Mosfet, etc… Pourquoi ? Ce pour plusieurs raisons, dont les deux principales sont, que d’une part, la lampe, à l’instar du transistor, amortit certaines harmoniques, alors que ce dernier, va les reproduire plus fidèlement, donc va produire d’une certaine manière un son plus agressif, et que d’autre part, la lampe va également induire elle-même certaines harmoniques propres à sa construction mécanique et des vibrations auxquelles elle est soumise. Pour faire simple, on dira que les lampes, produisent un son plus “chaud”, avec des médiums plus profonds, et surtout que la distorsion engendrée par ces grand-mères convient beaucoup mieux à l’utilisation que l’on veut en faire avec une guitare électrique. Il y a bien entendu tout un tas d’autres facteurs qui rentrent en compte, on peux en discuter longtemps, mais ce n’est pas le but, ici.

 

GENERALITES:

Vous pourrez trouver dans un ampli à lampes, en règle très générale, 3 sortes de lampes qui ont des fonctions spéciales, dédiées aux sections tout aussi spéciales de l’ampli.

• Les triodes, au plutôt des doubles triodes, qui servent généralement à la partie préamplification, déphasage du signal, bref, qui traitent des signaux audio de faible puissance. Elles comportent pratiquement toujours 9 broches de raccordement et se connectent sur des supports NOVAL. Aucun réglage n’est généralement à prévoir lors de remplacement de lampes préampli, et la polarisation, (Biasing) est toujours automatique.

• Des tétrodes ou des penthodes, qui vont traiter la partie puissance (faciles à identifier, c’est les grosses lampes). Elles comportent entre 6 à 8 broches et se connectent sur des supports OCTAL à détrompeur central. Elles doivent être toujours appairées, donc avoir des caractéristiques semblables. Les lampes de puissance fonctionnant en général de façon équilibrée, le remplacement partiel d’une section de puissance est fortement déconseillé. En revanche, le contrôle, voir le réglage du biasing est recommandé.

• Enfin parfois 1, ou très rarement 2 lampes redresseuses, qui ont pour fonction de transformer une tension alternative issue du secteur 220v au travers du transfo d’alimentation, en une tension continue, susceptible d’alimenter le reste de l’électronique de l’ampli. Elles comportent de 4 à 8 broches et se raccordent à quelques exceptions près, soit sur des supports OCTAL

 

A FAIRE ET NE PAS FAIRE AVEC UN AMPLI A LAMPES :

Ne jamais faire fonctionner un ampli à lampes sans haut-parleurs connectés :

En effet, et à l’instar des amplis à transistors, la structure lampes de puissance, transfo de sortie n’apprécie pas du tout un fonctionnement sans charge. Le fait de ne pas raccorder de haut-parleurs en aval du transfo génère des haute-tensions parasites suffisamment élevées pour endommager les lampes de puissance.•

Ne jamais utiliser de câbles blindés pour les liaisons haut-parleurs :

Tout d’abord parce que le diamètre des conducteurs n’est généralement pas suffisant pour transporter la puissance, et surtout parce que la di-électricité des câbles blindés peut conduire à des amorçages HF qui font souffrir inutilement l’ampli.

Respecter le temps de pré-chauffage avec le Stand-by :

Voir le chapitre plus loin à ce sujet.

Éviter les chocs mécaniques et surtout thermiques :

Les lampes et leur supports n’apprécient que très peu les chocs mécaniques, et encore moins qu’on les range, après 5 heures de concert furieux, dans une voiture à –15°, ou dans un local froid et humide. Une fois le concert terminé, prenez donc le temps de mieux faire connaissance avec les serveuses du café, pendant que votre ampli refroidit normalement… au chaud 

Laissez respirer votre ampli :

En ne couvrant pas les orifices d’aération par tout ce que l’on y trouve habituellement : bouteilles en tout genre, partitions, rack d’effets, revues douteuses, vêtements…

Raccordez votre ampli correctement au secteur :

Préférez un câble d’alimentation de longueur et de diamètre suffisants, raccordé si possible à une prise de courant correcte, avec terre, plutôt que d’être branché au bout de la sixième rallonge électrique elle-même au bout de la quatrième triplette. Évitez également de raccorder votre ampli sur la même alim électrique que les 30KW de lights… (oui, je sais, quand c’est possible !!!)

Attachez et rangez vos câbles de raccordements :

Surtout si votre tête d’ampli trône au dessus de 2 baffles 4x12, donc se trouve à 2 mètres de haut, souvenez vous que le câble jack de guitare raccordé à l’entrée, et qui traîne par terre est suffisamment lourd pour créer à terme, par arc-boutement des faux contacts sur la prise Jack d’entrée guitare ou les boucles send/return de l’ampli. Arrangez vous donc  pour ne pas faire supporter tout le poids simplement en attachant vos câbles à mi- hauteur, par exemple après une poignée de baffle.

Evitez de poser transfos ou alims d’effets en tout genre sur votre tête d’ampli:

Et de ce fait, vous n’aurez pas à chercher d’ou viennent les ronflements secteur, que vous n’avez pourtant jamais en repet… idem, bien entendu pour les téléphones portables

  

 

QUELQUES NOTIONS BASIQUES:

 Toutes les lampes ont besoin de 2 conditions essentielles pour pouvoir fonctionner:

• Un vide d’air poussé à l’intérieur

• Une température intérieure élevée, de l’ordre de 100 à 150°

Ce qui explique toujours la présence d’un filament de chauffage à l’intérieur, et d’une faible lumière dégagée. Un verre fêlé ou une lampe qui ne chauffe plus est bonne pour la poubelle.

 

LES LAMPES LES PLUS COURANTES

 Comme on l’a dit plus haut, on trouve dans les amplis 3 types de lampes :

Les triodes (section preampli)

                                 

 

 Les Tétrodes ou Penthodes (section puissance)

                     

 

Les lampes redresseuses (section alimentation)

                    

 Par section, vous trouverez une courte description des types de lampes les plus courants et leurs équivalence.

 A noter que les références des tubes (ex, Ecc83, 6L6, 6550) ne proviennent pas de soirées passées à jouer au 4-21, mais à l’origine de plans de codifications, qui permettaient par la simple référence, de savoir à quel type de lampes on avait à faire. Bien entendu, il a eu un code européen, un code américain, d’autres codes constructeurs, sinon trop facile ! Si vous voulez devenir incollable sur le sujet, visitez donc la page de Duncanamps , et vous pouvez aussi télécharger un utilitaire très pratique pour les équivalences, le TDSLâ.

 A noter également que certains constructeurs utilisent aujourd’hui des suffixes, pour certaines caractéristiques de construction actuelles très précises ; 12AX7LPS, 5881WXT,…

 

LAMPES DE SECTION PREAMPLI

 12AX7 / ECC83 / 7025, 6681, 6057 : double triode grand gain commune de préamplification, c’est le tube de preampli qui équipe 99% des amplis, et ce, à toutes les sauces. On trouve maintenant beaucoup de déclinaison de cette double triode, avec des améliorations diverses de construction. La gamme Sovtekâ, à elle seule comporte 5 versions de cette lampe (WA ,WB ,LP ,LPS, WXT)

E88CC / 6922 : Double triode à l’origine dédiée haute fréquence, plutôt qu’à l’audio, seuls Audio Research et Mac Intosh, l’utilisent, et je la cite ici, car c’est un tube que j’adore, quant utilisée en distorsion, elle a vraiment un super son. Attention, le brochage n’est toutefois pas compatible à 100% avec les 12AX7, car suivant le régime de chauffage utilisé, il y a souvent lieu de modifier le câblage.

12AT7 / ECC81,  12AU7/ ECC82 : double triode de plus faible gain, mais à résistance interne plus faible, dédiée à la commande des circuits de puissance (phase splitter), ou pour d’autres applications annexes, comme l’interfaçage de boucles d’effets, ou pilotage de circuits de reverb, ou encore l’oscillateur de tremolo sur de vieux modèles.  

12AY7 / 6072, EF86 : Penthodes de faible puissance, très peu usitées dans les constructions modernes, on les retrouve dans les premiers étages de préamplification des amplis Fenderâ des années 60, ou THDâ et on trouve facilement la 12AY7 dans d’autres applications comme les micros à tubes.

12BH7, 12DW7, 5AN8, 6AN8, ECL82, ECL84, ECL86, and many more… : Citons les ici comme ayant équipés des modèles anciens, ce sont soit des doubles triodes, soit des lampes mixtes comportant à la fois une triode et une penthode.

 

LAMPES DE SECTION PUISSANCE

EL84 / 6BQ5 : Penthode de faible puissance, elle équipe des amplis de 10 jusqu’à 40 w, lorsque montée en Quartet. Particularité elle se monte sur un support  NOVAL, comme les lampes de preamplis. Donc attention aux repérages qui pourraient porter à confusion.

 6V6 : C’est une tétrode de petite puissance, qui équipe surtout de vieux amplis.

 EL34 / 6CA7 : La lampe de nos amis British par excellence, l’EL34 est une penthode qui équipe généralement des amplis de 50 à 100w.

 6L6 / 5881 : Tétrode de puissance, la 6L6 est de loin la lampe de puissance la plus utilisée, par pratiquement tous les constructeurs, certainement parce que moins typée au niveau son que l’EL34

 6550 : Penthode de puissance supérieure à l’EL34, elle équipe beaucoup d’amplis US

 KT88 : C’est un poids lourd des penthodes, jusque 42w par lampe contre 35 pour une 6550, et 27 pour une EL34, la KT88, c’est vraiment un must quand on cherche les watts. C’est également la plus chère…

 

LAMPES REDRESSEUSES

5AR4, 5AU4, GZ32, GZ34. On a fait quasiment le tour du sujet, avec ces 4 spécimens. Les lampes redresseuses, avaient quasiment disparues de la circulation, (c’est tellement facile de redresser avec des diodes au silicium, et surtout moins coûteux), quand Monsieur Mesa Boogieâ les a rappelées sur scène, en profitant de leur caractéristiques et des effets qu’elles ont sur les tensions d’alimentation , quand on les fait bosser au fouet. Attention, ces dames utilisent toutes, sauf la 5AU4, un support octal, alors attention à ne pas coller une penthode à la place, ça va pas marcher !

 

INTERCHANGEABILITÉ ENTRE LES TYPES DE LAMPES :

Ce sont des questions qui me sont souvent posées, lorsque le client souhaite affiner le son de son ampli, ou des fois même la puissance. Alors, tout de suite, concernant l’interchangeabilité des lampes de puissance, il ne faut surtout pas faire n’importe quoi, car si par un remplacement de lampes on peut gagner des watts, on fera également travailler beaucoup plus les autres composants de la chaîne de puissance, notamment les transfos d’alim, qui, sur les amplis modernes, ne sont plus forcément surdimensionnés. Donc, déontologie oblige, nous ne donnons un avis positif pour une substitution de lampes de puissance, que quand le constructeur l’a expressément autorisé dans ses notices techniques. Certains constructeurs prévoient et dimensionnent leurs amplis, de manière à permettre une certaine mixité, notamment quand les amplis sont stereo, et d’autres pas. Le fait de vouloir remplacer des EL34 par des 6550, ou à fortiori par des KT88, peut nuire gravement à la fiabilité de l’ampli.

 

Pour les lampes de preampli, interchanger 12AX7 avec 12AU7 ou 12AT7, est normalement sans danger, mais, à de rares exceptions, l’ampli ne fonctionnera pas mieux. Suivant les cas, un échange entre 12AU7 et 12AT7, peut être éventuellement un plus, mais il n’existe surtout pas de règles à ce sujet.

En revanche, on peut sensiblement arriver à un rendu sonore plus proche de ce que l’on cherche, en variant entre les différents types de 12AX7 en utilisant par exemple les ECC83s de JJ Electronic, 12AX7LPS Sovtek, etc…, idem pour les lampes de puissance.

 

Est-ce que les emplacements de lampe montés sur un  preampli sont spécialisés  son clair, crunch,...

C'est une question qui revient très souvent sur le tapis: quelle lampe dois-je changer, si je veux avoir plus de saturation sur tel ou tel canal de mon ampli ? La réponse est que ça dépends de l'ampli. Suivant l'architecture électronique interne des canaux  preampli, soit celle-ci est vraiment parrallèle, auquel cas les lampes sont vraiment dédiées à un canal précis, ou a une fonction précise, (étage d'entrée, preamp saturé, ....), dans ce cas, on peut éffectivement jouer sur les différentes nuances de lampes, soit on a affaire à une structure plus ou moins "sérielle", ou, quelque soit la configuration, le signal passe de toute façon par le même chemin, seuls les réglages séparés donnent "l'illusion" de canaux séparés, et dans ce dernier cas, pas de miracle, lorsque l'on remplace une lampe, on agit de toute façon sur tous les canaux.

 

QUAND REMPLACER LES LAMPES ?  

Les lampes étant par excellence les composants actifs de l'ampli, il est certain que leur performance influe de beaucoup sur le son. Donc il y a lieu de les remplacer en moyenne et suivant leurs conditions d'utilisation, de transports de l'ampli, etc... au maximum tous les 5 ans. On me dit souvent, "j'ai un ampli avec des lampes qui ont au moins 10 ans, et ça fonctionne toujours !", c'est pas faux, ça fonctionne, mais ça ne sonne certainement plus comme au premier jour. En fait, c'est comme tout, ça vieillit un tout petit peu chaque jour, et comme on ne peut pas s'en rendre compte d'une repet. à l'autre, on s'habitue souvent au son de l'ampli. Faites l'éssais, un petit quart d'heure avec les vieilles lampes, arretez tout, posez des lampes neuves, et rebranchez, et vous verrez souvent qu'à réglage égal, le rendu n'est pas du tout le même. 

Bref, si vous sentez tout de même que l'ampli devient un peu poussif, manque de basses, ou qu'il génère des harmoniques inattendues et indésirables, (souvent dues à la microphonie des lampes préampli), ne cherchez pas plus loin. Vos loupiottes sont bonnes pour la retraite.... rendez vous à la page the Tube Packs. Si d'aventure, et pour des contraintes d'ordre budgétaire vous ne décidiez de remplacer que la partie puissance, prenez soin de remplacer en même temps la lampe de preamp de "phase splitter", qui adapte le signal vers la section puissance, qui est souvent de type 12AU7 ou de type 12AT7.

 

  PRÉCAUTIONS ÉLÉMENTAIRES POUR LE REMPLACEMENT DES LAMPES:

  • Au préalable, règle absolue, toujours arrêter par les interrupteurs marche/arrêt et stand-by, et retirer la prise secteur de l’ampli. Un ampli à lampes est toujours le siège de haute-tensions potentiellement MORTELLES. INTERDISEZ VOUS DONC TOUTE MANIPULATION DE LAMPE SOUS TENSION. Le danger d'électrocution persiste même après avoir débranché l'ampli, car les condensateurs de filtrage chargés par la tension d'alimentation ne se déchargent que très lentement, si les interrupteurs marche/ arrèt et St-by sont fermés. Prémunissez-vous contre ce risque, et avant toute intervention, veillez à ce que les condensateurs se déchargent proprement. Pour ce faire, la solution la plus simple consiste, après avoir débranché l'ampli du secteur, à remettre les interrupteurs arrêt / marche et st-by sur ON, et les potentiomètres de volume à un niveau acceptable de manière à ce que l'ampli consomme l'énergie contenue dans les condensateurs. Si votre guitare est toujours branchée sur l'entrée instrument, vous vous apercevrez que même secteur débranché, l'ampli continue à produire du son, parfois pendant quelques dizaines de secondes.

Ne faites jamais ce que recommandent certains, c'est à dire de court-circuiter à l'aide d'un outil, les condensateurs pour gagner du temps; d'abord parce que c'est dangereux, et aussi parce que ça réduit de beaucoup la durée de vie de ces derniers. Imaginez vous l'étincelle que peut donner un court-circuit sur une "pile" chargée à 300 ou 400 volts.

•Après s’être assuré un accès suffisant aux lampes, identifiez et notez le cas échéant les références de lampes par rapport à leur emplacement d’origine. Les constructeurs mentionnent généralement sur leur notice, ou même parfois sur le châssis de l’ampli, un schéma d’implantation des lampes. Certaines lampes ont un aspect et un brochage identique, mais pas forcément les mêmes fonctions ou caractéristiques. Très souvent, les lampes préamplificatrices sont protégées par un tube de blindage métallique. Dévisser le support d’un quart de tour et retirer celui-ci pour accéder à la lampe.

•Après avoir dégagé les tubes de blindage, ou les brides de maintien des lampes de puissance, retirer délicatement les lampes de leur support, (attention aux risques de brûlure si les lampes sont chaudes !!!), en apportant un soin tout particulier aux lampes de puissance, car leur support en résine phénolique (bakélite) sont fragiles, et notamment les axes centraux de détrompage cassent facilement. Dans la mesure du possible toujours saisir la lampe de puissance par le support, et pas par le verre, et tirer vers l’arrière an appliquant un très léger va-et-vient latéral. Souvenez vous qu’il vaut toujours mieux passer 20 secondes à sortir une lampe de son support, plutôt que d’avoir à dégager un axe central cassé dans un support octal.

 

APPAIRAGE DES LAMPES DE PUISSANCE

• Replacer les lampes neuves, en respectant bien entendu les emplacements notés au préalable. A noter que pour les lampes de puissance, celles-ci sont généralement livrées appairées. Ce qui signifie, qu’elles ont généralement été sélectionnées au départ, pour avoir des caractéristiques suffisamment proches, (en général de 5 à 10% d’écart max.) pour pouvoir fonctionner de façon équilibrée en tandem ou duet, quartet, sextet, ou même octet, pour les amplis de très grosse puissance.

•Les lampes appairées se caractérisent par un indice, chiffres ou lettres, mentionné sur la lampe ou le boîtier suivant le constructeur.

•Toutes les lampes de puissance que nous livrons sont appairées par 2, par 4. Si d’aventure, vous possédez un monstre qui comporte 6 ou 8 lampes de puissance, en sachant que la section correspondante est toujours composée de 2 sections de X lampes fonctionnant de façon symétrique, vous devrez toujours répartir de chaque coté les indices de lampes, et non pas monter un même indice par section.

LA PREMIÈRE MISE SOUS TENSION

•Elle doit se faire en prenant soin d’avoir raccordé au préalable les haut-parleurs sur l’ampli, et de s’être assuré que l’interrupteur de pré-chauffage (Stand-by) se trouve bien sur off. Mettez l’interrupteur de marche générale (Mains ou Power) sur On, assurez vous que toutes les lampes, surtout de puissance chauffent bien, (voir lueur des filaments de chauffage), le temps de préchauffage, doit être d’au moins 30 secondes, et si la température du local est bien froide, une minute de pré-chauffage n’est pas excessif.

UTILISER LE STAND-BY A BON ESCIENT:

Pour bien utiliser le Stand-by, c’est simple, il suffit simplement de comprendre à quoi il sert. L’interrupteur de Stand-by, présent sur une majorité d’amplis, a pour fonction de couper la haute-tension présente sur les lampes. Attention, je n’ai surtout pas dit que st-by sur off, on pouvait toucher n’importe quoi dans l’ampli sans risques. La haute tension est souvent malgré tout présente sur pas mal de composants, notamment sur les condensateurs de filtrage, etc… DONC ATTENTION A VOTRE SÉCURITÉ. Simplement le st-by coupe l’un ou l’autre des pôles d’alimentation haute tension, évitant aux lampes de se voir appliquées une haute tension à froid. En effet, ceci est nocif pour les lampes, en partie à cause de matériaux alors liquéfiés sur leurs électrodes à froid, et qui peuvent par arcs électriques, endommager le revêtement de celles-ci.

Donc la procédure à suivre, est d’abord de faire chauffer les lampes, (à partir de la tension de chauffage toujours présente dès la mise en marche), et une fois que ces dernières ont atteint une température de croisière, seulement leur appliquer la haute tension via le St-by sur on. Si, en repet ou en concert, vous souhaitez arrêter votre ampli pour quelques minutes, préférez couper le St-by plutôt que l’interrupteur général. Ceci vous évitera un temps d’attente inutile pour les rappels 

Lors de l’arrêt total de l’ampli, vous n’êtes donc pas obligés de respecter la procédure inverse, comme je l’entends souvent, vous pouvez fermer st-by et power en même temps. Pensez d’ailleurs à bien fermer les deux inters, pour éviter une prochaine mise sous tension, avec st-by malencontreusement laissé sur on précédemment.

 

 

 

CONTROLE ET REGLAGE DU BIASING

•Le réglage du Biasing, qui définit le point de repos, par rapport aux courbes caractéristiques des lampes de puissance est important, et à contrôler lorsque que vous remplacez vos lampes de puissance. En effet, une lampe n’est pas linéaire, loin s’en faut, sur toute l’étendue de sa courbe, et il convient donc, d’amener celle-ci à un point de repos correct. Un peu comparable au réglage de ralenti sur une voiture, Un biasing réglé trop bas, induira des distorsions indésirables du signal, alors qu’à l’inverse, un réglage excessif de celui-ci provoquera un échauffement inutile des lampes de puissance, et de ce fait pouvant raccourcir leur durée de vie parfois jusque quelques dizaines de minutes dans des cas extrêmes. Suivant les modèles, les constructeurs d’amplis peuvent avoir opté pour un biasing fixe, soit réglable, voir double, (un réglage par section).

•Quel impact a le biasing sur le rendu sonore ?, me direz-vous, et bien un biasing réglé plus haut doit normalement contribuer à un son plus chaud, plus riche en harmoniques lorsque l’on pousse l’ampli.

 

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