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LES TUBES:
THE TUBE PACKS:
EPFM PRODUCTS:
TRUCS DU TECHNICO: Les tubes, ce que vous devez savoir
SUIVI DES REPARATIONS
VOS ANNONCES
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LES TRUCS DU TECHNICO
COMMENT DETERMINER LES BONNES IMPEDANCES A
FAIRE ET NE PAS FAIRE AVEC UN AMPLI A TUBES :
LES
TUBES, CE QUE VOUS DEVEZ SAVOIR
LES
LAMPES LES PLUS COURANTES : INTERCHANGEABILITE
ENTRE LES TYPES DE LAMPES : Est-ce que les emplacements de lampe montés sur un preampli sont spécialisés son clair, crunch,... PRECAUTIONS
ELEMENTAIRES POUR LE REMPLACEMENT DES LAMPES: APPAIRAGE
DES LAMPES DE PUISSANCE : LA
PREMIERE MISE SOUS TENSION : UTILISER
LE STAND-BY A BON ESCIENT: CONTROLE
ET REGLAGE DU BIASING :
Dis M’sieur, ça fait
quoi comme impédance le deux tons en parallèle avec le quatre gamelles ? L’impédance est une unité
de mesure exprimée en ohms, qui permets de définir aussi bien la façon
dont la sortie haut-parleurs d’un ampli va diffuser ses watts à
travers une charge de haut-parleurs, que la façon dont cette même
charge de haut-parleurs va consommer ces mêmes watts. J’ai été
clair ? Non, alors pour faire
simple, définissons simplement ce que sont les watts. Un watt est une
unité de puissance électrique, qui vient d’un générateur (ici
l’ampli) vers une charge (les HP’s), ces derniers HP’s ayant pour
tâche la transformation de l’énergie électrique en pression
acoustique exprimée en décibels. D’un point de vue strictement électrique, un watt est aussi et toujours le produit de deux autres grandeurs électriques : les volts et les ampères. Donc 1 watt égale, par exemple, à 1 volt x 1 ampère, ou 10 volts x 0.1 ampère ou 20 volts x … Il y a mille et une façon d’exprimer cette puissance délivrée, ou consommée suivant que l’on parle de l’ampli ou des HP’s. Pour se résumer, plus une
impédance est haute, plus on privilégie les volts par rapport aux ampères
pour exprimer des watts, plus l’impédance est basse, plus on privilégie
les ampères par rapport aux volts, pour exprimer les mêmes watts. Le
problème donc, est de s’assurer qu’un ampli qui a une impédance de
sortie de 4 ohms, va délivrer sa puissance à une charge qui va traiter
les watts de la même façon, c’est à dire sous 4 ohms, sans quoi, le
couple ampli-HP’s ainsi formé, ne va pas travailler de façon
optimale. Donc pour que ça fonctionne au top, un ampli devra toujours
avoir la même impédance que la charge de l’ensemble des HP’s qui
se trouve derrière. La grande chance qu’on a dans notre malheur est que les impédances de sortie, comme celles des baffles sont normalisées, et que l’on retrouvera presque toujours les mêmes chiffres, 4, 8, 16 ohms.
A noter que les vieux
amplis comportent également d’autres sorties dénommées 50, 70, ou
100 volts. A quoi ça sert ? Ca servirait dans le cas ou la
longueur de câbles entre les haut-parleurs et l’ampli était telle,
qu’en ayant raccordé les haut-parleurs en basse impédance (4, 8, ou
16 ohms), une partie non négligeable de la puissance délivrée
n’aurait pas été délivrée dans les HP’s, mais consommée par la
résistance due aux longueurs de câble. Donc la solution utilisée pour
véhiculer la puissance dans ce cas, est de passer à des impédances
beaucoup plus hautes, exprimées alors par convention en volts, parce
qu’approximatives, et ou la résistance due au câble serait alors
considérée comme négligeable. Mais attention, il faudra aussi
utiliser des transfos adaptateurs d’impédance auprès des HP’s,
pour retransformer les lignes 50, 70, ou 100 volts en basse impédance,
car les HP’s directement compatibles avec ce type d’impédance
n’existent pas. COMMENT
DÉTERMINER LES BONNES IMPÉDANCES C’est ici qu’arrive la
question pratique : comment on fait pour adapter les impédances
quant on a un baffle 4 x 12 Monet-Goyon, qu’on veut brancher sur un
ampli Mac Cormick, avec un caisson de basses acheté dans le catalogue
du chasseur français ? 1) On identifie les
impédances disponibles à la sortie de l’ampli. 2) On identifie aussi
les impédances des deux baffles. 3) On cherche une
concordance de branchement des baffles qui puisse égaler une des impédances
dispo sur l’ampli en appliquant l’une et ou les formules suivantes,
et conformément aux schémas de câblages exprimés ci-dessous : Branchement « parallèle »
est égal à l’impédance d’un des HP’s divisée par le nombre de
HP’s, UNIQUEMENT QUAND LES IMPÉDANCES SONT ÉGALES. (exemple : 2
hp’s de 8 ohms en // = 4 ohms, 4 hp’s de 16 ohms en // = 4 ohms ) Branchement « série »
égale la somme des impédances (exemple 2 hp’s de 4 ohms en série =
8 ohms, 2 hp’s de 4 ohms + 1 hp de 8 ohms, le tout en série =
16 ohms)
On peut bien entendu panacher les branchements parallèle et série, comme le monter le schéma ci dessous :
Et si par grande malchance
on trouve pas de concordance, dans le cas ou on a qu’un HP de 4 ohms et
un HP de 16 ohms ? (série = 20 ohms, // = moins de 4 ohms, c.à.d 3,2
ohms pour être précis), on fait quoi ? Dans ce cas, pas de
solution miracle, si l’ampli est à lampes, on mettra les HP’s en
//, et on raccordera le tout sur la sortie 4 ohms, il vaut toujours
mieux surcharger un peu un ampli à lampes, que de le sous-charger. Dans
une grosse majorité de cas, un ampli à transistors acceptera aussi
cette « petite » surcharge pondérale, bien que, si la
disparité était plus grande, ou si l’ampli à transistors n’avait
pas de sortie 4 ohms dispo, j’aurais tendance à dire qu’il vaut
mieux ne pas surcharger un ampli à transistors et donc utiliser le
montage série (20 ohms) en raccordant sur la sortie 16 ohms de
l’ampli, sous peine de voir peut-être l’ampli à transibars générer
autre chose que des watts en plein concert, à savoir de la fumée … Toujours dans la
pratique, on ne fera tout simplement rien de bon avec un HP de 16 et un
HP de 4 ohms, et ce, quel que soit le type de branchement. Pourquoi ?
parce que dans tous les cas de figures, un des 2 HP’s va dispenser 4
fois plus de puissance que l’autre, donc au niveau acoustique, ça ne
donnera rien de bon. Si vous investissez des HP’s ou des baffles,
veillez aussi à les choisir de façon à ce que les impédances soient
cohérentes, soit entre-elles, mais aussi par rapport à ce que vous
possédez déjà. Le mieux : prenez-vous 5 minutes la tête avec ce
qui est énoncé plus haut, avant de passer à l’acte. LES
LAMPES, CE QUE VOUS DEVEZ SAVOIR Ahh, les lampes !!! Appelées
aussi tubes, tubes à vide, valves, Vacuum tubes, aussi loupiottes,…
les lampes sont la technologie ancestrale qui fut à l’origine de
l’amplification, lors des balbutiements de l’électronique au début
du 20ème siècle, (la triode fut inventée par le Dr Lee de Forest). Il
existe aujourd’hui sur le Web des centaines, voire des milliers de
pages consacrées au sujet, et nous ne nous attarderons pas sur la
technique, mais simplement rappellerons des notions et conseils simples,
vous aideront à comprendre et à savoir ce dont vous avez besoin. L’amplification
instrumentale, et en particulier celle de la guitare électrique reste
à ce jour, le dernier bastion de l’électronique,
avec, dans
une
moindre mesure, la HI-FI haut de
gamme, ou les lampes ne sont toujours pas détrônées par les multiples
technologies de transistors, Mosfet, etc… Pourquoi ? Ce
pour plusieurs raisons, dont les deux principales sont, que d’une
part, la lampe, à l’instar du transistor, amortit certaines
harmoniques, alors que ce dernier, va les reproduire plus fidèlement,
donc va produire d’une certaine manière un son plus agressif, et que
d’autre part, la lampe va également induire elle-même certaines
harmoniques propres à sa construction mécanique et des vibrations auxquelles
elle est soumise. Pour faire simple, on dira que les lampes, produisent
un son plus “chaud”, avec des médiums plus profonds, et surtout que
la distorsion engendrée par ces grand-mères convient beaucoup mieux à
l’utilisation que l’on veut en faire avec une guitare électrique.
Il y a bien entendu tout un tas d’autres facteurs qui rentrent en
compte, on peux en discuter longtemps, mais ce n’est pas le but, ici. Vous pourrez trouver dans
un ampli à lampes, en règle très générale, 3 sortes de lampes qui
ont des fonctions spéciales, dédiées aux sections tout aussi spéciales
de l’ampli. • Les triodes, au plutôt
des doubles triodes, qui servent généralement à la partie préamplification,
déphasage du signal, bref, qui traitent des signaux audio de faible
puissance. Elles comportent pratiquement toujours 9 broches de
raccordement et se connectent sur des supports NOVAL. Aucun réglage
n’est généralement à prévoir lors de remplacement de lampes préampli,
et la polarisation, (Biasing) est toujours automatique. • Des tétrodes ou des
penthodes, qui vont traiter la partie puissance (faciles à identifier,
c’est les grosses lampes). Elles comportent entre 6 à 8 broches et se
connectent sur des supports OCTAL à détrompeur central. Elles doivent
être toujours appairées, donc avoir des caractéristiques semblables.
Les lampes de puissance fonctionnant en général de façon équilibrée,
le remplacement partiel d’une section de puissance est fortement déconseillé.
En revanche, le contrôle, voir le réglage du biasing est recommandé. • Enfin parfois 1, ou très
rarement 2 lampes redresseuses, qui ont pour fonction de transformer une
tension alternative issue du secteur 220v au travers du transfo
d’alimentation, en une tension continue, susceptible d’alimenter le
reste de l’électronique de l’ampli. Elles comportent de 4 à 8
broches et se raccordent à quelques exceptions près, soit sur des
supports OCTAL A
FAIRE ET NE PAS FAIRE AVEC UN AMPLI A LAMPES : Ne jamais faire
fonctionner un ampli à lampes sans haut-parleurs connectés : En effet, et à l’instar
des amplis à transistors, la structure lampes de puissance, transfo de
sortie n’apprécie pas du tout un fonctionnement sans charge. Le fait
de ne pas raccorder de haut-parleurs en aval du transfo génère des
haute-tensions parasites suffisamment élevées pour endommager les
lampes de puissance.• Ne jamais
utiliser de câbles blindés pour les liaisons haut-parleurs : Tout
d’abord parce que le diamètre des conducteurs n’est généralement
pas suffisant pour transporter la puissance, et surtout parce que la di-électricité
des câbles blindés peut conduire à des amorçages HF qui font
souffrir inutilement l’ampli. Respecter le
temps de pré-chauffage avec le Stand-by : Voir
le chapitre plus loin à ce sujet. Éviter les
chocs mécaniques et surtout thermiques : Les
lampes et leur supports n’apprécient que très peu les chocs mécaniques,
et encore moins qu’on les range, après 5 heures de concert furieux,
dans une voiture à –15°, ou dans un local froid et humide. Une fois
le concert terminé, prenez donc le temps de mieux faire connaissance
avec les serveuses du café, pendant que votre ampli refroidit
normalement… au chaud Laissez
respirer votre ampli : En
ne couvrant pas les orifices d’aération par tout ce que l’on y
trouve habituellement : bouteilles en tout genre, partitions, rack
d’effets, revues douteuses, vêtements… Raccordez votre
ampli correctement au secteur : Préférez
un câble d’alimentation de longueur et de diamètre suffisants,
raccordé si possible à une prise de courant correcte, avec terre, plutôt
que d’être branché au bout de la sixième rallonge électrique
elle-même au bout de la quatrième triplette. Évitez également de
raccorder votre ampli sur la même alim électrique que les 30KW de
lights… (oui, je sais, quand c’est possible !!!) Attachez et
rangez vos câbles de raccordements : Surtout si votre tête
d’ampli trône au dessus de 2 baffles 4x12, donc se trouve à 2 mètres
de haut, souvenez vous que le câble jack de guitare raccordé à
l’entrée, et qui traîne par terre est suffisamment lourd pour créer
à terme, par arc-boutement des faux contacts sur la prise Jack d’entrée
guitare ou les boucles send/return de l’ampli. Arrangez vous donc
pour ne pas faire supporter tout le poids simplement en attachant
vos câbles à mi- hauteur, par exemple après une poignée de baffle. Evitez de poser
transfos ou alims d’effets en tout genre sur votre tête
d’ampli: Et de ce fait, vous
n’aurez pas à chercher d’ou viennent les ronflements secteur, que
vous n’avez pourtant jamais en repet… idem, bien entendu pour les téléphones
portables Toutes les lampes ont
besoin de 2 conditions essentielles pour pouvoir fonctionner: • Un vide d’air poussé
à l’intérieur • Une température intérieure
élevée, de l’ordre de 100 à 150° Ce qui explique toujours la
présence d’un filament de chauffage à l’intérieur, et d’une
faible lumière dégagée. Un verre fêlé ou une lampe qui ne chauffe
plus est bonne pour la poubelle. Comme on l’a dit plus
haut, on trouve dans les amplis 3 types de lampes : Les triodes (section
preampli) Les Tétrodes ou
Penthodes (section puissance) Les lampes redresseuses
(section alimentation) Par section, vous
trouverez une courte description des types de lampes les plus courants
et leurs équivalence. A noter que les références des tubes (ex,
Ecc83, 6L6, 6550) ne proviennent pas de soirées passées à jouer au
4-21, mais à l’origine de plans de codifications, qui permettaient
par la simple référence, de savoir à quel type de lampes on avait à
faire. Bien entendu, il a eu un code européen, un code américain,
d’autres codes constructeurs, sinon trop facile ! Si vous voulez
devenir incollable sur le sujet, visitez donc la page de Duncanamps
, et vous pouvez aussi télécharger un utilitaire très pratique pour
les équivalences, le TDSLâ. A noter également
que certains constructeurs utilisent aujourd’hui des suffixes, pour
certaines caractéristiques de construction actuelles très précises ;
12AX7LPS, 5881WXT,… 12AX7 /
ECC83 / 7025, 6681, 6057 : double triode grand gain commune de préamplification,
c’est le tube de preampli qui équipe 99% des amplis, et ce, à toutes
les sauces. On trouve maintenant beaucoup de déclinaison de cette
double triode, avec des améliorations diverses de construction. La
gamme Sovtekâ,
à elle seule comporte 5 versions de cette lampe (WA ,WB ,LP ,LPS, WXT) E88CC
/ 6922 : Double triode à l’origine dédiée haute fréquence,
plutôt qu’à l’audio, seuls Audio Research et Mac Intosh,
l’utilisent, et je la cite ici, car c’est un tube que j’adore,
quant utilisée en distorsion, elle a vraiment un super son. Attention,
le brochage n’est toutefois pas compatible à 100% avec les 12AX7, car
suivant le régime de chauffage utilisé, il y a souvent lieu de
modifier le câblage. 12AT7 / ECC81, 12AU7/
ECC82 : double triode de plus faible gain, mais à résistance
interne plus faible, dédiée à la commande des circuits de puissance
(phase splitter), ou pour d’autres applications annexes, comme l’interfaçage
de boucles d’effets, ou pilotage de circuits de reverb, ou encore
l’oscillateur de tremolo sur de vieux modèles. 12AY7 / 6072, EF86 : Penthodes de faible
puissance, très peu usitées dans les constructions modernes, on les
retrouve dans les premiers étages de préamplification des amplis
Fenderâ des années 60, ou THDâ et on trouve facilement la 12AY7
dans d’autres applications comme les micros à tubes. 12BH7, 12DW7, 5AN8, 6AN8,
ECL82, ECL84, ECL86, and many more… : Citons les ici comme ayant
équipés des modèles anciens, ce sont soit des doubles triodes, soit
des lampes mixtes comportant à la fois une triode et une penthode. EL84 / 6BQ5 : Penthode
de faible puissance, elle équipe des amplis de 10 jusqu’à 40 w,
lorsque montée en Quartet. Particularité elle se monte sur un support
NOVAL, comme les lampes de preamplis. Donc attention aux repérages qui
pourraient porter à confusion. 6V6 : C’est une tétrode
de petite puissance, qui équipe surtout de vieux amplis. EL34 / 6CA7 : La
lampe de nos amis British par excellence, l’EL34 est une penthode qui
équipe généralement des amplis de 50 à 100w. 6L6 / 5881 : Tétrode
de puissance, la 6L6 est de loin la lampe de puissance la plus
utilisée, par pratiquement tous les constructeurs, certainement parce
que moins typée au niveau son que l’EL34 6550 : Penthode
de puissance supérieure à l’EL34, elle équipe beaucoup d’amplis
US KT88 : C’est
un poids lourd des penthodes, jusque 42w par lampe contre 35 pour une
6550, et 27 pour une EL34, la KT88, c’est vraiment un must quand on
cherche les watts. C’est également la plus chère… 5AR4, 5AU4, GZ32, GZ34. On a fait quasiment le
tour du sujet, avec ces 4 spécimens. Les lampes redresseuses, avaient
quasiment disparues de la circulation, (c’est tellement facile de
redresser avec des diodes au silicium, et surtout moins coûteux), quand
Monsieur Mesa Boogieâ les a rappelées sur scène, en profitant de leur caractéristiques et
des effets qu’elles ont sur les tensions d’alimentation , quand on
les fait bosser au fouet. Attention, ces dames utilisent toutes, sauf la
5AU4, un support octal, alors attention à ne pas coller une penthode à
la place, ça va pas marcher ! INTERCHANGEABILITÉ
ENTRE LES TYPES DE LAMPES : Ce sont des questions qui
me sont souvent posées, lorsque le client souhaite affiner le son de
son ampli, ou des fois même la puissance. Alors, tout de suite,
concernant l’interchangeabilité des lampes de puissance, il ne faut
surtout pas faire n’importe quoi, car si par un remplacement de lampes
on peut gagner des watts, on fera également travailler beaucoup plus
les autres composants de la chaîne de puissance, notamment les transfos
d’alim, qui, sur les amplis modernes, ne sont plus forcément surdimensionnés. Donc,
déontologie oblige, nous ne donnons un avis
positif pour une substitution de lampes de puissance, que quand le
constructeur l’a expressément autorisé dans ses notices techniques.
Certains constructeurs prévoient et dimensionnent leurs amplis, de
manière à permettre une certaine mixité, notamment quand les amplis
sont stereo, et d’autres pas. Le fait de vouloir remplacer des EL34
par des 6550, ou à fortiori par des KT88, peut nuire gravement à la
fiabilité de l’ampli. Pour les lampes de preampli,
interchanger 12AX7 avec 12AU7 ou 12AT7, est normalement sans danger,
mais, à de rares exceptions, l’ampli ne fonctionnera pas mieux.
Suivant les cas, un échange entre 12AU7 et 12AT7, peut être éventuellement
un plus, mais il n’existe surtout pas de règles à ce sujet. En revanche, on peut
sensiblement arriver à un rendu sonore plus proche de ce que l’on
cherche, en variant entre les différents types de 12AX7 en utilisant
par exemple les ECC83s de JJ Electronic, 12AX7LPS Sovtek, etc…, idem
pour les lampes de puissance.
Est-ce que les emplacements de lampe montés sur un preampli sont spécialisés son clair, crunch,... C'est une question qui revient très souvent sur le tapis: quelle lampe dois-je changer, si je veux avoir plus de saturation sur tel ou tel canal de mon ampli ? La réponse est que ça dépends de l'ampli. Suivant l'architecture électronique interne des canaux preampli, soit celle-ci est vraiment parrallèle, auquel cas les lampes sont vraiment dédiées à un canal précis, ou a une fonction précise, (étage d'entrée, preamp saturé, ....), dans ce cas, on peut éffectivement jouer sur les différentes nuances de lampes, soit on a affaire à une structure plus ou moins "sérielle", ou, quelque soit la configuration, le signal passe de toute façon par le même chemin, seuls les réglages séparés donnent "l'illusion" de canaux séparés, et dans ce dernier cas, pas de miracle, lorsque l'on remplace une lampe, on agit de toute façon sur tous les canaux.
Les lampes étant par excellence les composants actifs de l'ampli, il est certain que leur performance influe de beaucoup sur le son. Donc il y a lieu de les remplacer en moyenne et suivant leurs conditions d'utilisation, de transports de l'ampli, etc... au maximum tous les 5 ans. On me dit souvent, "j'ai un ampli avec des lampes qui ont au moins 10 ans, et ça fonctionne toujours !", c'est pas faux, ça fonctionne, mais ça ne sonne certainement plus comme au premier jour. En fait, c'est comme tout, ça vieillit un tout petit peu chaque jour, et comme on ne peut pas s'en rendre compte d'une repet. à l'autre, on s'habitue souvent au son de l'ampli. Faites l'éssais, un petit quart d'heure avec les vieilles lampes, arretez tout, posez des lampes neuves, et rebranchez, et vous verrez souvent qu'à réglage égal, le rendu n'est pas du tout le même. Bref, si vous sentez tout de même que l'ampli devient un peu poussif, manque de basses, ou qu'il génère des harmoniques inattendues et indésirables, (souvent dues à la microphonie des lampes préampli), ne cherchez pas plus loin. Vos loupiottes sont bonnes pour la retraite.... rendez vous à la page the Tube Packs. Si d'aventure, et pour des contraintes d'ordre budgétaire vous ne décidiez de remplacer que la partie puissance, prenez soin de remplacer en même temps la lampe de preamp de "phase splitter", qui adapte le signal vers la section puissance, qui est souvent de type 12AU7 ou de type 12AT7.
• Ne faites jamais ce que recommandent certains, c'est à dire de court-circuiter à l'aide d'un outil, les condensateurs pour gagner du temps; d'abord parce que c'est dangereux, et aussi parce que ça réduit de beaucoup la durée de vie de ces derniers. Imaginez vous l'étincelle que peut donner un court-circuit sur une "pile" chargée à 300 ou 400 volts. •Après s’être assuré
un accès suffisant aux lampes, identifiez et notez le cas échéant les
références de lampes par rapport à leur emplacement d’origine. Les
constructeurs mentionnent généralement sur leur notice, ou même
parfois sur le châssis de l’ampli, un schéma d’implantation des
lampes. Certaines lampes ont un aspect et un brochage identique, mais
pas forcément les mêmes fonctions ou caractéristiques. Très
souvent, les lampes préamplificatrices sont protégées par un tube de
blindage métallique. Dévisser le support d’un quart de tour et
retirer celui-ci pour accéder à la lampe. •Après avoir dégagé
les tubes de blindage, ou les brides de maintien des lampes de
puissance, retirer délicatement les lampes de leur support, (attention
aux risques de brûlure si les lampes sont chaudes !!!), en apportant un
soin tout particulier aux lampes de puissance, car leur support en résine
phénolique (bakélite) sont fragiles, et notamment les axes centraux de
détrompage cassent facilement. Dans la mesure du possible toujours
saisir la lampe de puissance par le support, et pas par le verre, et
tirer vers l’arrière an appliquant un très léger va-et-vient latéral.
Souvenez vous qu’il vaut toujours mieux passer 20 secondes à sortir
une lampe de son support, plutôt que d’avoir à dégager un axe
central cassé dans un support octal.
APPAIRAGE
DES LAMPES DE PUISSANCE • Replacer les lampes
neuves, en respectant bien entendu les emplacements notés au préalable.
A noter que pour les lampes de puissance, celles-ci sont généralement
livrées appairées. Ce qui signifie, qu’elles ont généralement été
sélectionnées au départ, pour avoir des caractéristiques suffisamment
proches, (en général de 5 à 10% d’écart max.) pour pouvoir
fonctionner de façon équilibrée en tandem ou duet, quartet, sextet,
ou même octet, pour les amplis de très grosse puissance. •Les lampes appairées se
caractérisent par un indice, chiffres ou lettres, mentionné sur la
lampe ou le boîtier suivant le constructeur. •Toutes les lampes de
puissance que nous livrons sont appairées par 2, par 4. Si
d’aventure, vous possédez un monstre qui comporte 6 ou 8 lampes de
puissance, en sachant que la section correspondante est toujours composée
de 2 sections de X lampes fonctionnant de façon symétrique, vous
devrez toujours répartir de chaque coté les indices de lampes, et non
pas monter un même indice par section. •Elle doit se faire en
prenant soin d’avoir raccordé au préalable les haut-parleurs sur
l’ampli, et de s’être assuré que l’interrupteur de pré-chauffage
(Stand-by) se trouve bien sur off. Mettez l’interrupteur de marche générale
(Mains ou Power) sur On, assurez vous que toutes les lampes, surtout de
puissance chauffent bien, (voir lueur des filaments de chauffage), le
temps de préchauffage, doit être d’au moins 30 secondes, et si la
température du local est bien froide, une minute de pré-chauffage
n’est pas excessif. UTILISER
LE STAND-BY A BON ESCIENT: Pour bien utiliser le
Stand-by, c’est simple, il suffit simplement de comprendre à quoi il
sert. L’interrupteur de Stand-by, présent sur une majorité
d’amplis, a pour fonction de couper la haute-tension présente sur les
lampes. Attention, je n’ai surtout pas dit que st-by sur off, on
pouvait toucher n’importe quoi dans l’ampli sans risques. La haute
tension est souvent malgré tout présente sur pas mal de composants, notamment
sur les condensateurs de filtrage, etc… DONC ATTENTION A
VOTRE SÉCURITÉ. Simplement le st-by coupe l’un ou l’autre des pôles
d’alimentation haute tension, évitant aux lampes de se voir appliquées
une haute tension à froid. En effet, ceci est nocif pour les lampes, en
partie à cause de matériaux alors liquéfiés sur leurs électrodes à
froid, et qui peuvent par arcs électriques, endommager le revêtement de celles-ci. Donc la procédure à suivre, est d’abord de
faire chauffer les lampes, (à partir de la tension de chauffage
toujours présente dès la mise en marche), et une fois que ces dernières
ont atteint une température de croisière, seulement leur appliquer la
haute tension via le St-by sur on. Si, en repet ou en concert, vous
souhaitez arrêter votre ampli pour quelques minutes, préférez couper
le St-by plutôt que l’interrupteur général. Ceci vous évitera un
temps d’attente inutile pour les rappels Lors de l’arrêt total de
l’ampli, vous n’êtes donc pas obligés de respecter la procédure inverse, comme je l’entends souvent, vous pouvez fermer st-by et power
en même temps. Pensez d’ailleurs à bien fermer les deux inters, pour
éviter une prochaine mise sous tension, avec st-by malencontreusement
laissé sur on précédemment.
CONTROLE
ET REGLAGE DU BIASING •Le réglage du Biasing,
qui définit le point de repos, par rapport aux courbes caractéristiques
des lampes de puissance est important, et à contrôler lorsque que vous
remplacez vos lampes de puissance. En effet, une lampe n’est pas linéaire,
loin s’en faut, sur toute l’étendue de sa courbe, et il convient
donc, d’amener celle-ci à un point de repos correct. Un peu
comparable au réglage de ralenti sur une voiture, Un biasing réglé
trop bas, induira des distorsions indésirables du signal, alors qu’à
l’inverse, un réglage excessif de celui-ci provoquera un échauffement
inutile des lampes de puissance, et de ce fait pouvant raccourcir leur
durée de vie parfois jusque quelques dizaines de minutes dans des cas extrêmes. Suivant les modèles, les constructeurs d’amplis peuvent
avoir opté pour un biasing fixe, soit réglable, voir double, (un réglage
par section). •Quel impact a le biasing
sur le rendu sonore ?, me direz-vous, et bien un biasing réglé plus
haut doit normalement contribuer à un son plus chaud, plus riche en
harmoniques lorsque l’on pousse l’ampli. |